
Documentaire sonore, 34 mins, 2020.
Une réalisation de Laure Carrier.
En 2015, j’entre pour la première fois au sein de la Maison d’Accueil Spécialisée Le Barail (Gironde), pour participer à la création d’un jardin artistique. Au fil du temps, je rencontre les habitants de ce lieu. Je perçois leur perception directe du monde, sans filtre. Ils sont avec leur corps comme un immense capteur. La plupart n’ont pas l’usage des mots et s’adressent à nous avec leur corps, comme un débordement créatif. J’écoute le « texte de leur voix », j’entends leur mélodie intime, un chant, une empreinte sonore.
Barail signifie en occitan un enclos protecteur. Il partage avec le mot jardin une même origine. Pour Gilles Clément, le jardin accueille ce que l’on a de plus précieux, la diversité du vivant.
